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Publié par YVAN BALCHOY

LE 13 NOVEMBRE 2017

CETA : PETIT GUIDE DE DESINTOX  (ERIC WALRAVENS) - REEDITION
CETA : PETIT GUIDE DE DESINTOX  (ERIC WALRAVENS) - REEDITION
CETA : PETIT GUIDE DE DESINTOX  (ERIC WALRAVENS) - REEDITION

Le véto wallon au CETA, qui ouvre une période d’incertitude pour le traité commercial UE-Canada, a provoqué ces derniers jours une déferlante de commentaires et d’analyses pas toujours avisés. Vous ne savez plus qui a tort et qui a raison après un week-end politiquement chahuté ? Voici un petit guide de désintox.

Depuis de longs mois, le CNCD-11.11.11 a mis inlassablement en garde contre les dangers du CETA, l’accord de commerce et d’investissements sur le point d’être signé entre l’Union européenne et le Canada. Ce travail de sensibilisation, qui a porté plus largement sur toute une nouvelle génération d’accords commerciaux (incluant le TTIP et le TISA), a été mené sur base d’une argumentation solide. Il a suscité une large mobilisation citoyenne, dont l’impact politique se mesure aujourd’hui.

Longtemps, pas grand monde n’a pensé que l’accord commercial pouvait être rejeté. Maintenant que le Parlement wallon a refusé sa signature, les partisans de l’accord font feu de tout bois pour décrédibiliser ce vote.

Voter contre le CETA, c’est être contre le libre-échange, ou contre le Canada
Absolument pas. Dire non au CETA en l’état ne signifie en rien que l’on refuse le commerce avec le Canada, qui est déjà florissant. En dehors de l’agriculture, le libre-échange est déjà pratiquement une réalité. Le CETA n’est d’ailleurs pas en premier lieu un accord douanier. Il vise surtout à harmoniser les réglementations. Dans ce cadre, le vrai débat est celui qui porte sur l’équilibre entre les normes d’intérêt général et les intérêts privés des sociétés transnationales. Il est essentiel de fixer des critères clairs pour le renforcement des normes, plutôt que d’ouvrir la voie au moins-disant.

Le Parlement wallon est isolé en Belgique
On entend régulièrement depuis une semaine que la Wallonie serait isolée. C’est une affirmation à nuancer : au sein des entités compétentes belges, ce sont bien 4 parlements qui ont voté des résolutions établissant des conditions à remplir pour rendre le CETA acceptable - conditions qui ne sont pas remplies à ce jour. A notre connaissance, les gouvernements bruxellois, wallon, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et même de la Communauté germanophone n’ont pas donné les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral pour signer le CETA.

Rappelons en outre que la société civile belge, dans une coalition extrêmement large (incluant associations de consommateurs, syndicats, mutuelles, organisations environnementales, classes moyennes) , a pris position contre le TTIP et le CETA. Tenter de minimiser cela en présentant les opposants à ces traités comme groupusculaires est une contre-vérité qui masque un manque d’arguments de fond.

La Wallonie se ridiculise aux yeux de l’Europe
Dire qu’il n’est pas démocratique que 4 millions de Wallons s’expriment sur un tel traité revient non seulement à nier les processus démocratiques et constitutionnels, mais aussi exacerber le fossé entre l’UE et les citoyens. Si le Parlement wallon se distingue, c’est aussi parce que c’est le seul qui a organisé autant d’auditions d’experts et qui est donc le mieux informé, comme l’illustre la précision des demandes dans les résolutions...

 

 

Vous pourrez lire l'intégralité de cet article à l'adresse suivante :

http://www.cncd.be/CETA-petit-guide-de-desintox

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