11-02-20-- LE DROIT AU RESPECT DE LA PROPRIETE VACANTE PASSERAIT AVANT CELUI POUR TOUTE PERSONNE D'AVOIR UN TOIT SELON LE REPRESENTANT DE "VALEURS ACTUELLES" HIER SUR LCI

Hier, sur LCI, échange à peu de choses près à quatre contre un sur la contradiction entre le droit de propriété et celui d'exproprier ou de réquisitionner un bien laissé vide depuis plus de deux ans alors que tant d'hommes et de femmes vivent dans la rue sans parler des dizaines de milliers qui travaillent mais n'ont pas les moyens de se loger par exemple à Paris.
LCI, comme d'habitude a une conception de l'égalité dans l'échange, propre du droit au plus fort. En ce cas, le seule personne qui me sembla vraiment défenderesse du droit constitutionnel à avoir un toit sur sa tête eut fort à faire face à des personnes semblant parfois sensibles aux difficultés de se loger à Paris sans être vraiment riches, à l'obligation de beaucoup de Parisiens moyens d'aller vivre dans des quartiers de plus en plus périphériques vue les prix demandés pour se loger dans la capitale. Etre sensibles au malheur de vivre sans toit, aux difficultés de se loger là où on travaille, plusieurs intervenants étaient d'accord mais réquisitionner ou pire exproprier des immeubles privés ou communs comme des banques ou bureaux administratifs vides des décades durant, tant pis pour la Constitution à cause de cet autre droit constitutionnel qui est le SACRE droit de propriété.
Le vainqueur apparent de cette querelle éthique plus qu'économique me sembla le défenseur de cette malsaine revue libérale ou capitaliste, les deux sans doute, qui reconnut qu'à titre individuel le malheur des sans toit ou sans abri l'émouvait. Je l'imagine bien sortir une grosse pièce ou un petit billet à une personne le suppliant de l'aider.
Mais ce Monsieur est aussi le reporter du dieu Mammon, souvent cité dans l'Evangile, pour qui le droit de propriété est la base ultime de notre société depuis des siècles et à ce titre il dénie à la Constitution le droit de limiter arbitrairement la faculté pour le propriétaire de faire de son bien ce qu'il en veut sous réserve de ne pas nuire au même droit de propriété d'autrui.
Loger un pauvre, c'est aux organismes caritatif et à l'Etat de le réaliser, en bâtissant en réparant de vieux immeubles mais les propriétaires prives ou institutionnels ne sont pas concernés. Leur but est le profit individuel ou collectif et si en même temps des hommes meurent de froid dans la rue, c'est la faute de l'Etat et des organisme de secours.
Au terme de l'émission, si peu équilibrée au plan des sensibilités politiques et éthiques, j'ai l'impression d'un gâchis non intellectuel mais vital où l'on met sur le même plan un indice de rentabilité qui dort au fond de son porte feuille ou de sa banque et des maladies graves ou des morts de tous âge, de tous sexes qui ne font que quelques lignes dans nos journaux complices de cette confusion entre deux droits, un relevant de la volonté d'être le dominant et l'autre voulant préserve la vie même, l'existence du dominé.
Une telle société où l'on met emprisonne souvent l'innocent et glorifie le coupable n'a pas d'avenir à long terme.
A mes yeux, je le répète le milliardaire est le summum du vol et le sang abrki mort de froid sur un banc public le martyr du capitalisme.
Yvan Balchoy
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