10-12-23- LES ETATS-UNIS CONDAMNENT CUBA A LA FAMINE (W. T. WHITNEY-INVESTIG'ACTION- MICHEL COLLON)
Pas étonnant que les États-Unis soutiennent Israël dans son blocus illégal de Gaza. Ils font la même chose avec Cuba depuis longtemps ! Si pour les Palestiniens, l’étau a pris la forme d’un véritable siège meurtrier, le blocus que subit l’île des Caraïbes reste particulièrement ravageur, comme l’explique W.T. Whitney Jr. Sans faire de bruit, Washington est en train d’affamer les Cubains.
Le blocus économique imposé par les États-Unis à Cuba favorise les pénuries alimentaires et met des vies en danger. Le public américain doit connaître, comprendre et rejeter ce blocus, son fonctionnement et son impact. Ce n’est pas une mince affaire. Le blocus se déroule automatiquement et silencieusement ; la souffrance humaine est cachée.
Les embargos économiques sont une forme de guerre, écrit le commentateur Nicholas Mulder, qui ajoute qu’« il est peu probable que les électeurs du pays qui impose les sanctions observent ou comprennent l’intégralité des coûts des sanctions sur les citoyens ordinaires à l’étranger ».
Les victimes non combattantes de la guerre menée par les États-Unis à Gaza sont pleinement exposées au danger et c’est le gouvernement américain qui fournit les grosses armes. Les différences d’ampleur et d’immédiateté distinguent leur sort de celui des Cubains, dont l’approvisionnement en nourriture et autres produits de première nécessité est précaire.
Néanmoins, un principe commun prévaut dans les deux cas : soumettre des populations non combattantes à un danger potentiellement mortel, dans des conditions de guerre, frise le comportement criminel. C’est une raison suffisante pour imposer la fin du blocus économique américain contre Cuba.
Pas par hasard
Le blocus favorise les pénuries alimentaires. Le député du New Jersey, Robert Torricelli, a présenté la loi sur la démocratie cubaine en 1992. Le bloc soviétique s’était effondré. Cuba avait perdu 80 % de son commerce et était vulnérable. Le gouvernement américain cherchait à achever la révolution cubaine.
La loi interdit aux exportateurs étrangers affiliés à des sociétés américaines d’expédier des produits alimentaires et autres marchandises à Cuba. Des pénalités s’appliquent. Torricelli a expliqué qu’il faut « garder le pied sur le serpent, ne pas lâcher prise ».
Les entreprises exportaient auparavant pour près de 500 millions de dollars de produits alimentaires vers Cuba chaque année. La législation, toujours en vigueur, interdit aux navires d’entrer dans les ports américains pendant six mois après avoir visité un port cubain. L’effet a été d’augmenter les prix d’expédition.
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