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Publié par YVAN BALCHOY

19-11-24- A GAZA LES DRONES ACHEVENT LES VICTIMES DES BOMBARDEMENTS (GREGOIRE LALIEU-INVESTIG'ACTION- MICHEL COLLON)


Grégoire Lalieu15 novembre 2024
Devant des parlementaires britanniques, un chirurgien explique comment l’armée israélienne cible délibérément et quotidiennement les civils à Gaza. La nature génocidaire des opérations menées dans l’enclave palestinienne devient incontestable. L’hégémonie occidentale n’étant plus ce qu’elle était, les violations les plus graves du droit international devraient inquiéter Netanyahou et ses complices.
« 1,4 million de personnes piégées, qui ne peuvent pas partir. Des bombes leur tombent quotidiennement dessus, puis des drones viennent les abattre ». Mardi, le professeur Nizam Mamode a livré un témoignage glaçant devant une commission parlementaire britannique. Entre les mois d’août et septembre, il a travaillé comme chirurgien volontaire à l’hôpital al-Shifa de Gaza. Mamode a retiré du corps de femmes et d’enfants ces petites balles cuboïdes typiques des drones. Il a entendu répéter ces mêmes histoires de quadricoptères, maudits vautours d’acier, venus achever les victimes après le déluge des bombes. Son constat est sans appel : « C’est clairement un acte délibéré et c’était un acte persistant, consistant à cibler les civils, jour après jour. »


En faut-il plus pour réaliser qu’Israël ne se défend pas ? Qu’il ne mène pas une guerre contre le Hamas ? Depuis un an, l’État colonial procède à l’extermination du peuple palestinien à Gaza. Certains se demandent encore si l’on peut parler de génocide. D’autres rejettent carrément l’accusation parce qu’elle n’a pas encore été gravée dans le marbre par une instance officielle. C’est pour ces lobotomisés du bulbe qu’il est inscrit « bananes » sur les emballages transparents de bananes. Devant la pipe de Magritte, ils saignent du nez. Mais si demain, la Cour Pénale Internationale décrétait qu’un génocide est bel et bien en cours à Gaza, ils nieraient malgré tout l’évidence en accusant les juges d’antisémitisme.

Israël persiste et saigne
Alors, rappelons qu’en janvier 2024 déjà, la Cour Internationale de Justice ordonnait à Israël de prendre des mesures conservatoires pour protéger la population de Gaza d’un risque de génocide. Qu’a fait Israël en retour ? Il a continué à massacrer les civils, il a bombardé des camps de réfugiés, il a détruit des hôpitaux et des écoles, il a bloqué l’aide humanitaire… Si bien qu’en mars, la Cour Internationale de Justice ordonnait des mesures supplémentaires. Mais Israël a persisté. Et saigné Gaza.

Aujourd’hui, le ministère de la Santé de l’enclave palestinienne déplore plus de 43.500 morts. 70% des victimes sont des femmes et des enfants selon l’ONU. Des partisans d’Israël accusent le rrrrrrrrhamas de gonfler les chiffres pour faire chouiner dans les chaumières. Mais ils sont confirmés par les services de renseignements israéliens. Et ce bilan officiel est même probablement en dessous de la réalité, comme l’indiquent une étude de la revue médicale The Lancet ou encore un ancien militaire spécialisé dans les bombardements aériens.

Quand ça ressemble à un génocide, que ça pue le génocide, que ça crie le génocide, c’est que c’est un génocide. D’ailleurs, cette semaine, un journaliste du quotidien israélien Haaretz a confronté la guerre menée par son gouvernement aux critères repris par Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies. Netanyahou et ses sbires cochent allègrement quatre des cinq cases, alors qu’une seule suffit. Jeudi, un comité onusien a estimé dans son rapport que les méthodes déployées par Israël dans sa guerre contre  Gaza sont « en ligne avec les composantes d’un génocide ».

Mauvaises intentions
« Oui, mais », rétorqueront les pinailleurs malvoyants, « pour qu’il y ait génocide, il faut qu’il y ait intention de génocide ». Alors, disons que depuis assez longtemps, les dirigeants israéliens nous ont livré un chapelet de diatribes laissant peu de doute sur leur conception des Palestiniens : tantôt comparés à des animaux, tantôt considérés comme des terroristes dans leur ensemble – même ceux qui sucent encore la tétine. Sans oublier les appels à larguer une bombe atomique sur Gaza. Pour la grande majorité des Israéliens, les Palestiniens ne sont pas des humains. Tout simplement. Quand le pilote d’un drone, bien au chaud derrière son joystick, appuie sur un bouton pour mitrailler le corps d’un enfant qui vient d’être soufflé par une bombe, il ne tue pas un être humain. C’est pourquoi le terrible bilan des pertes civiles à Gaza ne relève pas de malheureux dommages collatéraux.

Une petite Palestinienne qui récite avec conviction un poème sur son pays !

 

POEME SUR LA PALESTINE

Video à visionner via l'adresse suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=d2-nMYJq5Bs

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