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Publié par POESIE-ACTION

Cette nuit bien tranquille dans mon lit j'ai vécu huit bonne heures,partiellement inconscient,  puis vers trois ou quatre heures du matin, plongé dans une activité aussi angoissante que innatendue.

Bien entendu je ne vous parlerai que de cette seconde période nocturne pleine de rebondissements.

Je me rendais  sans doute à pied  à Dottignies, village faubourg de Mouscron assez distant du centre et assez différent du reste de la ville.

Autant que je m'en rappelle au-delà de cette entité, à mes yeux un peu vieillotte, c'était un autre état, parlant le néerlandais.

Je cheminais calmement au long de route rustique et arboricole, le ciel était gris foncé.   Au fur et à mesure que j'approchais de Dottignies, les chemins s'humectaient davantage puis je me mis à patauger dans des flaques de plus en plus grandes qui finirent par envahir la totalité de la chaussée.

Comme Brel dans un chanson, ça faisait des chlap et des chlap de plus en plus bruyants, de plus en plus pénibles jusqu'à ce que mes souliers disparurent sous la pellicule d'eau de surcroît glacée ce qui me poussa à rebrousser chemin pour chercher une autre voie d'accès.

Quelques centaines de mètres en arrière , je retrouvai un sol sec et un autre chemin, peut-être un peu plus long me permettant d'atteindre ma destination.

Au début, tout heureux d'entendre résonner clairement  mes chaussures sur un sol cette fois bétonné, je pensai un instant mes soucis envolés.

Nenni, bientôt sous une fine pélicule humide, de plus en plus épaisse, la roue en quelque dizaines de mètres fit place à une une sorte de lac où se noyaient voie et champs aux alentours.

J'avais de la peine à lever les pieds et bientôt avec de l'eau presque au niveau des genoux je dus renoncer et revenir à mon point de départ où, découragé, je trouvai une sorte de mini-auberge où je passai la nuit.

Devant cet établisse:ment , au centre de la place du village, quel ne fut pas mon étonnement de découvrir un drôle de paysan brandissant tout à la fois sa fourche et un fusil en  bandoulière.

 Le demain, mon premier geste en  quittant le lit,  fit de me précipier à la fenêtre.

Du petit bourg où je m'étais  attardé hier soir, il n'y avait plus qu'un grand lac noyant l'ensemble des habitations et bâtiments presque jusqu'au premier étage. De l'église locale on ne voyait plus qu'un clocher dressé seul vers le ciel.

A mon grand étonnement , mes hôtes ne s'étonnent nullement de cette catastrophe écologique.

 On dénicha un peu plus tard une sorte de kayac et on m'offrit, moyennant finance bien entndu,  de gagner mon but par ce moyen inattendu où je me retrouvai au lit bien emitoufflé au sein de mes couvertures quand  mon réveeil mit fn à mon étrange voyage.

 

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