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Publié par POESIE-ACTION

Réveillé par ma montre chaque jour à 6H, mon premier geste est d'allumer ma radio pour y écouter l'excellent journal de la RTBF suivi souvent d'une demi-heure culturelle passionnante.

Ce matin rappelant les maladies invalidantes d'hier, le ou la speakerine rappelait que pour certains en cas de maladie très invalidante  mieux vaut sans doute mourir que vivre.

Cette phrase m'a heurté non parce qu'elle est fausse à priori mais parce qu'elle me semble dangereuse selon les circonstances qui l'entourent.

Si moi, paralysé et souffrant "mille morts" en dépit des soins de mon médecin, je réclame la mort, qui d'autre que moi peut critiquer ce que je vis ou survis. Je n'oserais pas dire que l'Etat est tenu dans tous les cas de répondre à ma demande pas plus qu'il a le droit de toujours  de la refuser.

En revanche quand cette phrase est prononcée par certains, parfois responsables de leurs citoyens, à propos d'autres croupissant dans un lit de douleurs, je me révolte car c'est facile d'aimer la vie  au point de l'exiger d'autres personnes pour qui elle n'est plus qu'une "vallée de larmes.

J'imagine bien le fuhrer du siècle dernier signer pareille maxime en l'appliquant d'ailleurs non seulement à ceux qui souffrent trop mais à ceux sont de trop dans une société dont ils compromettent la pureté.

Aucun principe absolutisé et dont on refuse de considéer les circonstances n'est assuré dans tous les cas de servir celui qu'elle prétend défendre.

Pour des raisons personnelles, je ne suis certainement pas pour l'avortement qui est aussi une agresssion contre un être incapablle de se défendre mais je sais trop combien la vie est parfois insupportable au sens strict pour certains pour condamner ou même me croire meilleur que la malheureuse acculée  à ce geste fatal pour sauver d'autres vies, d'autres enfants ou même la sienne.

Oui chacun a le droit de juger ou de décider pour lui si sa vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue mais personne n'a ce droit selon moi quand il s'agit d'une autre personne sur laquelle il a autorité.

Certes un médecin qui pour éviter des souffrances inhumaines combat la douleur d'un patient jusqu'à risquer sa fin de vie n'est pas un assassin; c'est même tout juste le contraire.

En revanche le ministre qui inciterait à travers des choix économiques  par exemple des personnes pauvres,qui coûtent cher à la communauté,  à sacrifier leur vie pour le bien de "tous" et donc le leur aussi sont à mes yeux des assassins de première catégorie celle qui nous a donné les Hitler et les conquistadors d'autrefois.

Je n'en veux pas !

 

P.S. Je n'ai pas voulu ici faire intervenir mes convictions personnelless re;igieuses qu, je le pense, ne concernent que moi, et m'interdisent de donner la mort au nom d'un Dieu dénaturé et défiguré par le culte de la  race ou l'utilité économique.

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