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Publié par POESIE-ACTION

 
 
Annie Lacroix-Riz : « Le contrôle de l’information par le grand capital »
 

 

Le Sénat français a publié, le 8 juillet dernier, un rapport sur la régulation de l’information numérique. Le document a beaucoup fait parler. Il soulève des questions légitimes, mais pourrait aussi ouvrir la voie à un renforcement de la censure en ligne. Dans sa deuxième chronique pour le médiat Antithèse (exceptionnellement mise en libre accès), l’historienne Annie Lacroix-Riz revient sur cette évolution.

À l’aide de nombreux exemples historiques, elle remet en cause l’idée selon laquelle les grands médias seraient, par nature, les garants d’une information fiable et de qualité, tandis que les nouveaux médias numériques seraient le royaume de la désinformation, des discours de haine et du complotisme. Selon elle, la grande presse a toujours été, avant tout, un instrument de contrôle des masses au service des puissants. Elle en trouve l’illustration jusque dans l’œuvre de Balzac, notamment dans le roman Illusions perdues, qui décrivait déjà les mécanismes d’influence de la presse au XIXᵉ siècle.

L’essor des plateformes numériques dans les années 2000 a profondément bouleversé cet équilibre. En fragilisant le modèle économique des grands médias fondé sur la publicité, elles ont permis l’émergence de nouveaux espaces d’expression et de médias indépendants – comme le nôtre. Pour Annie Lacroix-Riz, si les États et les grandes entreprises technologiques cherchent aujourd’hui à mieux contrôler ces espaces, c’est précisément parce qu’ils occupent désormais une place centrale dans la fabrique de l’information.

Le rapport du Sénat français en est une nouvelle illustration.

https://www.senat.fr/salle-de-presse/dernieres-conferences-de-presse/page-de-detail/regulation-de-linformation-dans-lespace-numerique-7962.html

NOTE D'YVAN BALCHOY

Un grande voix qui sait ce dont elle parle à prpos de  la prétendue liberté d'une presse qui peut-être plus que jamais risque de n'être  que le reflet des possesseurs du Capital. 

Ce qu'elle dit au niveau de l'Eglise malheureusement n'est pas sans raison et elle devrait pousser cette institution à se repenser face à la lettre et à l'esprit  de l'unique Evangile qui n'a pas pour vocation de plaire  puissants même s'ils se réclament un peu vite d'elle.

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