INTRODUCTION A L'HISTOIRE DES RELIGIONS (YVAN BALCHOY) -33
Dans le rituel mystérique, la mise à mort veut symboliser la participation humaine à l’ordre du cosmos.
Dans le rituel sacrificiel, la mise à mort devient une obéissance absolue à la volonté de Dieu.
Avec l’apparition des villes, toutes sortes de syncrétismes apparaissent.
En milieu urbain, l’individu n’est plus intégré comme dans une tribu. D’où la recherche affolée de l’intégration.
Ainsi, dans les religions de Salut, le mythe sur l’origine va devenir négatif, car l’existence de l’homme est ambiguë, voire mauvaise ; pour se libérer, l’homme doit extraire ce que nous avons de divin, libérer l’âme emprisonnée dans le corps ; le péché à expier est souvent sexuel ; se sentant désintégré, détruit dans les religions méditerranéennes, l’homme découvre son impureté, symbole de la chute et d’un péché de nature.
Cette évolution va de pair avec la civilisation. L’homme s’intègre dans l’univers par des techniques auxquelles il demande une sécurité, contrairement aux primitifs, pour quoi l’insertion signifie l’harmonisation de l’existence humaine avec celle du cosmos.
Comparé aux religions de Salut, le Christianisme présente une prétention unique : l’Incarnation, les sacrements.
Le Christ a rebattu le mythe sur l’histoire. Dans la Christianisme, le Christ est à la fois l’Archétype, Prêtre et Divinité.
Dieu offre Dieu à Dieu, tandis que dans les religions de salut décadentes, Dieu reçoit, subit et agit ; on a identifié l’Archétype à des divinités, mais non à l’objet du sacrifice.
Le Christianisme synthétise les grands mythes religieux, par exemple, la Vierge-Marie, le Fils de la Vierge, mort et ressuscite.
Les religions païennes étaient vraies souvent ontologiquement, pas historiquement.
Le Fils de la Vierge est mort et ressuscité et est resté présent parmi nous sous forme de nourriture.
SEUL DIEU PEUT OFFRIR DIEU A DIEU.
Yvan Balchoy
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