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Publié par BALCHOY

 

 

Ceci nous amène à envisager que l’essence même de la vie monastique et sa place dans l’économie divine.

 

Le monachisme n’a rien d’un super-christianisme ; Les moines ne poursuivent pas un but différent de celui du peuple chrétien. Loin d’être une institution de sainteté acquise, la vie monastique a pour but d’éveiller le chrétien à une conscience plus vive de sa culpabilité individuelle et collective devant Dieu.

 

     -« Aimez le peuple chrétien. Pour être venus nous enfermer dans ces murs, nous ne sommes pas plus saints que les laïcs : au contraire tous ceux qui sont ici ont reconnu par le seul fait de leur présence, qu’ils étaient pires que les autres hommes…Et plus le religieux vivra dans cette retraite, plus il devra avoir conscience de cette vérité ; autrement ce n’était pas la peine qu’il vînt ici.  Quand il comprendra que non seulement il est pire que les laïcs, mais coupable du tout envers tous, de tous les péchés collectifs et individuels, alors seulement le but de notre union sera atteint. Cette conscience de notre culpabilité est le couronnement de la carrière religieuse, comme d’ailleurs de toutes les carrières humaines. » (3)

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(1)   « Les Frères Karamazov », page 178

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Dostoïevski s’explique aussitôt en insistant sur le fait que « les religieux ne sont pas des hommes à part ; ils sont l’image de ce que devraient être les gens de ce monde. (2)

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(2)   « Les Frères Karamazov », page 178

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Les caractéristiques externes de la vie monastique ne sont que le moyen particulier d’atteindre une sainteté intérieure qui est identique pour tous. Le moine n’est donc pas plus saint que le laïc ; sa vocation est d’exprimer sous une forme plus visible la perfection qu’il a à partager avec son frère demeuré dans le monde.

 

Si Dostoïevski admet et vénère la vie monastique, il refuse de l’absolutiser ou même de lui donner une primauté théorique. Il penche plutôt sur la solution contraire ainsi que le suggère ce curieux extrait des « Frères Karamazov » :

 

     -« La vie monastique est inférieure, il faut avoir des enfants et plus haute, quand on a la vocation. » (3)

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(3)   « Carnet des Démons », page 904

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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