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Publié par BALCHOY

     

 

 1)      ETAT DE RUPTURE

C’est le cas de ceux qui ont renié le Christianisme et se sont révoltés contre lui. Ni leur sagesse ni leur passion n’ont pu créer un idéal supérieur à celui de Jésus. (1) Rejetant le don  suprême de Dieu,

« Les Frères Karamazov », page 186

Le Christ, ils deviennent incapables d’acquiescer aux valeurs qui confirment leur existence. A un tel régime, la libre volonté elle-même se range et se détruit ; on peut considérer cet état comme la forme terrestre de l’enfer. De la déiformité, il ne subsiste qu’un reste passif, inerte qui sert de condamnation, Tant que cette ssituation reste soumise à la mouvance temporelle, une issue favorable reste accessible, moyennant la conversion personnelle.

 

La recherche sincère de l’Idéal.

Il est question ici autant de justes de l’Ancien Testament, tel Job, en marche vers le Christ que ce ceux qui sont sincèrement en quête de la vérité sans avoir explicitement reconnu le Christ dans sa divine-humanité.

Georges Sand (2) paraît à Dostoïevski le type même de l’incroyant orienté vers l’idéal. « Toute sa vie, note-t-il, fut consacrée à sa poursuite."

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L’admiration pour Georges Sand date de sa jeunesse « révolutionnaire ». C’est par ses œuvres ainsi que par celles de Balzac, que l’écrivain, au temps de son amitié avec Bielinski s’est intéressé aux questions sociales. Il voit en elles une chrétienne authentique en ce qu’elle admet « la personnalité humaine et sa liberté, (Journal d’un écrivain », juin 1876, page 328

«  Elle y a cru précisément parce qu’elle était capable de la susciter en son âme. Elle est morte déiste, croyant fermement en Dieu et en sa propre immortalité. Elle est peut-être une de celles qui ont le plus parfaitement confessé le Christ sans le savoir. Cette foi implicite il la reconnaît dans les convictions de l’écrivain français concernant la dignité de la personne humaine à partir de son sens moral, de la soif spirituelle de l’humanité et de ses aspirations à la perfection et à la pureté. (3)

« Journal d’un écrivain » 1876, page 327

 

Si le juste de l’Ancien Testament avait reçu de Dieu une forme conceptualisée de l’idéal humain, l’incroyant sincère le recherche à travers les aspirations de sa « natoura » blessée par le péché ; c’est dire l’imperfection de son état spirituel et donc de sa liberté.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 
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