MARXISME POUR LES NULS ?
"Suppose qu'on distribue un morceau de terre à chaque type. demain, tu en auras la moitié qui ira proposer à l'autre de lui travailler son bout de champ. C'est comme ça que c'est né, le patron. Y a des tas de types qui ont une âme d'esclave, congénitalement. Et ils ne s'en doutent pas. Ils parlent de liberté plus fort que les autres."
"Les Salauds ont la vie dure" d'André Héléna, Éditions e-dite, Paris, page 85.
C'est bien ainsi que mes chers parents avec des mots plus doux tentaient de me dénigrer le communisme.
"Imagine, Jean-Pierre que Bon Papa donne à chacun de ses enfants une même grosse somme. Un mois après l'un aura bien économisé (mon papa se voyait bien dans ce rôle) tandis que sa soeur ou son frère auraient vite dépensé cette somme. Non le communisme est une utopie apparemment généreuse mais irréalisable."
Pour reprendre le texte d'André Héléna si souvent hélas réalisé dans l'histoire de l'humanité, j'ai envie d'écrire que ce sont ceux qui usent et abusent du beau nom de la LIBERTE qui en sont le moins dignes parce qu'ils l'accaparent au dépend des plus faibles. Je déteste les partis soit-disant de la liberté qui la plupart du temps sont les voleurs et violeurs d'unepseudo-liberté qui exploite le travail des autres, comme le Marxisme l'a bien démontré.
Ainsi ce matin un parti de la liberté à la radio tentait de convaincre ses auditeurs du bien fondé de généraliser le travail du dimanche ou tard le soir, mieux payé pour l'instant, c'est vrai et officiellement volontaire dans le commerce et évacuait comme un détail sans importance le besoin que peut avoir une famille de se retrouver tous ensemble un jour par semaine.
Dégoûtant ce monsieur qui salit le beau mot de liberté en ne cherchant pour chacun à commencer par les patrons que le seul profit financier qui peut détruire les autres valeurs.
Et quand j'entends la Madone du MEDEF, qui gagne parfois tant d'euros en si peu d'heures comme tant de ses pairs, hurler au SCANDALE de ce projet de nationaliser même provisoirement la sidérurgie française pour empêcher un chef d'entreprise menteur de se débarrasser de concurrents potentiels à un moment où les affaires stagnent, j'ai envie de crier moi aussi que le scandale en l'occurence, c'est elle
Le Parti socialiste sous la bouche de Monsieur Hollande a promis que la renouveau de la France c'était MAINTENANT, qu'il le prouve et j'avoue cette fois préférer le courage d'un ministre qui a pour but de préserver nos industries à la prudence d'un premier qui rappelle un peu trop, cette fois, les locataires du gouvernement précédent.
Voilà pourquoi je vais signer la pétition qui réclame la nationalisation provisoire ou non de la sidérurgie lorraine et j'ajouterai bien aussi liégeoise en pensant aux invités ce matin de la RTBF, qui discutant du problème du mal logement, à une ou deux exceptions près, n'ont eu, pour ainsi dire pas un mot pour les dizaines et dizaines de malheureux et malheureuses sans toit qui crèvent de froid en gare centrale quand ils ne sont pas rejetés à la rue par la maréchaussée. Qui sait si quelques uns de ses sidérurgistes demain ne feront pas partie de ces mal ou pas logés contrairement à Monsieur Mittal.
A cette même émission, une autre madonne celle du syndicat des propriétaire nous ferait presque pleurer sur le malheur des propriétaires qui n'ont augmenté leur loyer que de 45 % (elle nie ce chiffre pourtant sérieux) depuis neuf ans....
Tout ça me rappelle le tire du roman cité plus haut "Les salauds ont la vie dure " qui raconte un autre épisode tragique de notre histoire, celle de l'occupation et cette réflexion combien actuelle de Jacques Brel s'écriant dans sa vivifiante chanson "Le Diable" à la fin des années cinquante : "Dans les journaux de partout, tous les salauds ont leur photo."
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com