Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Archives

Publié par BALCHOY


Heureusement, continua le docteur S., je n'ai plus rien à dire pour Limoges où vient d'être nommé comme commissaire royal Monsieur Verwilghen, gouverneur du Limbourg.

Emile et Mabille reprirent le chemin pour Limoges où ils se perdirent dans l'obscurité et pour venir échouer de nouveau dans un porche d'hôtel, où ils purent enfin, dans des fauteuils d'osier, attendre l'arrivée du jour, et ils nous revinrent le lendemain absolument écoeurés de l'acceuil qu'ils avaient reçu à Cahors.

Passant à Limoges, Emile avait pu cependant prendre contact avec le Baron Verwilghen par téléphone et rendez-vous avec lui pour le lendemain. Nous retournâmes de nouveau à Limoges où je renonce à décrire les démarches chez le Préfet, ou plutôt chez son secrétaire en vue d'obtenir un peu d'essence afin de vaincre la résistance du maire d'Ouradour. C'est là que j'ai pu saisir sur le vif ce qu'il en était de la discipline en France.

Ayant dit au secrétaire que le maire devait certainement s'incliner devant un ordre du préfet, il me dit que c'était précisément le contraire, et que s'il insistait, le maire pourrait lui répondre comme il l'avait fait un jour en lui faisant savoir par téléphone, qu'il l'em.....

Le Secrétaire me conseilla d'aller tenter ma chance près du Sous-préfet de Rochechouard qui était en meilleurs termes avec le maire. Hélas pour aller à Rochechouard il fallait encore dépenser de deux à trois litres d'essence et nous en avions déjà trop peu. Le maire, à qui je demandai deux litres me les refusa catégoriquement alors qu'il en avait des milliers de litres dans les pompes et qu'il en usait largement pour lui-même.

Mais j'en reviens à notre voyage à Limoges, où nous parvînmes à toucher le Baron Verwilghen. Il se trouvait au Consulat de Belgique où il venait de s'installer, et fut pour nous l'amabilité même. Il nous donna tous les ordres de rejoindre que nous demandions, moi-même y étant compris avec ma famille. Le malheureux n'avait pas encore de cachet et le secrétaire du consulat ne voulait pas apposer le cachet du consulat sans la permission du consul qui était absent.

L'après-midi, le baron Verwilghen m'accompagna lui-même à l'hôtel de ville où nous devions toucher le consul. Il obtint la signature de celui-ci, et je pus alors, en courant, aller faire apposer le cachet du consulat de façon à ne pas rater le dernier tram pour Oradour. Inutile de dire que je n'ai jamais pu obtenir de la préfecture le moindre visa pour ces ordres de rejoindre.

Manifestement même le secrétaire du Préfet
  ne voulait plus me recevoir et chaque fois, l'on me dirigeait vers un certain sous-préfet du nom d'And. qui nous éconduisait et nous trompait sciemment.



(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article