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Publié par POESIE-ACTION

Le parlement français s'apprête à adopter une législation concernant l'euthanasie ou le suicide assisté. 

Je me refuse à condamner ce droit nouveau, réclamé par de nombreux citoyens au nom de la liberté individuelle et d'une réalité indéniable : celle de souffrances inapaisables parfois liées à certaines maladies ou à l'approche de la mort.

Oui,en tout cas pour les personnes adultes le choix d'une personne réclamant la fin de ses souffrances physiques et morales peut être considéré comme un droit individuel et c'est à l'Etat , selon moi, de le rendre possible d'une façon ou d'une autre.

 

Mais ce même parlement, sensible au droit des patients, en dépit de promesses passées, voudrait priver de la liberté de conscience non seulement des personnes individuelles opposes à ce nouveau droit par leur conscience ou leur religion mais des établissements de santé obligés légalement désormais à pratiquer ces "aides à mourir", comme le prétendent ses partisans, ce devoir pour certain de mettre à mort réfusé par  une partie non seulement du personnel de santé mais des établissements fondés sur une éthique tout à fait contradictoire avec cette loi.

 

N'oublions pas   cette autre voie d'apaisement des souffrances et du respect de la vie humaine que sont les soins palliatifs possibles et nécessaires dans chacun des systèmes de soin qui doivent être proposés et bien sûr financés également par la Sécurité sociale aux patients qui gardent cependant, s'ils le désirent le droit de réclamer l'euthanasie ou le suicide assisté.

Le risque est aujourd'hui de pousser des congrégations religieuses ou pas à fouler leur éthique ou à fermer et peut-être comme au temps du père Combes d'aller exercer leurs activités à l'étranger.

 La liberté de conscience individuelle ou collective est une.

Je la souhaite pour le patient désireux de l'application de ce nouveau droit, je le réclame tout autant pour le personnel de santé à titre individuel ou collectif qui s'est engagé  à respecter une éthique fondatrice sans laquelle, pensent-ils, ils trahiraient leur mission.

 

Refuser ces deux respect de la liberté de conscience, c'est tomber en un sens dans le despotisme de la pensée, une intolérance qui pour être étatique n'en n'est pas moins une atteinte aux libertés fondamentales.

 

Certes le patient désireux de l'euthanasie, s'il est hébergé dans un établissement qui ne le pratique pas doit pouvoir être dirigé vers un autre établissement qui l'accepte. En dernier recours, l'Etat doit lui proposer un lieu où cet acte est possible sans pénalité morale ou financière pour celui qui le désire.

 

Refuser par principe cette dualité de liberté de conscience, c'est retourner au sectarisme du début du siècle dernier en France où ce pays s'est privé par entêtement dogmatique, d'un réseau de soins et de dévouements qui lui était pourtant bien moins coûteux que le sien.

 

Comme mes parents le pensaient en Belgique face à une loi arbitraire interdisant d'accueillir des étrangers en danger, être incarcéré pour raison de fidélité à sa conscience est un honneur pour l'emprisonné, un déshonneur pour le pouvoir qui outrepasse ses propres droits et devoirs.

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