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Publié par BALCHOY

 

 

Le mal ne se limite pas d’ailleurs à cela. Faute de sol, le sentiment moral n’a plus rien sur quoi s’appuyer. Il ne reste plus qu’une grande force inutile » devenue insensible aux valeurs.

 

     -« N.V. TCH explique que le beau est aussi dans la menotte ébouillantée d’un enfant. » (1)

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(1) « Carnet des démons », page 1041

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Fédor Mikhaïlovitch ajoute aussitôt la raison d’une telle perversion morale et esthétique : « parce qu’il n’y a pas de sol ». N’est-ce pas pour une raison analogue que Versilov promène partout cet « ennui de gentilhomme », cette désaffection ontologique de la vie que l’empêche de se sentir chez lui nulle part. (2)

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(2) L’Adolescent, page 504-505

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Aussi Dostoïevski se range-t-il résolument aux côtés des « populistes » (3). Seul le retour au au vrai peuple, à la masse

 

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(3) « Dostoïevski fut populiste religieux. Le populisme est un phénomène propre à l’orient. Il existait dans la Russie de son temps une opposition très forte entre l’intelligentsia et l’immense masse inculte mais profondément croyante. Dans ce peuple, les intellectuels se sentaient pris d’une sorte de complexe d’infériorité et capitulaient devant lui. Ils reconnaissaient dans ce « NAROD » (peuple) le secret de la vie véritable et considéraient presque leur culture comme une faute vis-à-vis de repeuple dont ils s’étaient en quelque sorte détachés. » : « L’esprit de Dostoïevski, page 178-179.

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restée fidèle à l’idéal primitif pourra guérir ces malades privés de vie et d’être, en leur rendant tout à la fois leur dignité personnelle et leur sens moral, perdus à cause de l’isolement où eux-mêmes s’étaient plongés. L’écrivain donne quelques précisions sur la nature de ce « retour ».

 

Il commence par dénoncer la servilité de la classe intellectuelle russe vis à vis de la pensée occidentale. Certes, il ne méprise pas l’Europe. « Elle est sa seconde patrie. » Il est le premier à le reconnaître et il l’a toujours reconnu. Sa culture lui est presqu’aussi chère que celle de son pays. D'ailleurs il n'y a aucune incompatibilité entre son admiration pour les nations européennes et son amour du sol natal, puisque précisément l'idée nationale russe est l'union sociale universelle. Il importe donc de mettre fin aux dissentions internes de l'intelligentia russe et de revenir à l'essentiel qui est "de devenir au plus vite des russes nationalistes."

 

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(4) "Journal d'un écrivain, janv. 1877, page 440-441

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Comment concrètement y parvenir ?

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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