AUJOURD'HUI MGR ROMERO...ET PAUL SIX &... PROCLAMES SAINTS ! POUR MGR ROMERO CETTE CANONISATION A MES YEUX DATE DE SA MORT HEROÏQUE
Ce Dimanche, l'autre grand Saint comme dit celui qui depuis plusieurs années monopolise en France et dans mon pays la voix du Seigneur du France Télévision en tant que représentant son ordre qui fut celui du grand Saint Dominique, c'est vrai mais aussi de l'Inquisition ne l'oublions pas.
Mgr Romero s'est convertit d'une certaine façon à la théologie de la libération comme Mgr Camara dont j'attend qu'il reçoive le même honneur.
J'avoue que les canonisations de Paul VI qui fut si dur face au problème des naissances non désirées, de Jean Paul II dont l'anti-communisme primaire fut si dur face à cette Amérique latine alors écrasée sous des dictatures sanglantes qu'il tarda à condamner.
Je ne connais pas toutes les femmes et tous les hommes glorifiés aujourd'hui par l'Eglise. mais pardonnez-moi de retenir celui que le Peuple de Dieu, d'abord de sa nation, a reconnu la premier comme sont alors que la hiérarchie a hésité s'est indéniable à canoniser un évêque qui n'a pas hésité à remettre en question le sacro-saint droit à la propriété qui permet de vivre dans la richesse abusive entouré d'un pape affamé et privé de terres.
L'ancien archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Arnulfo Romero, assassiné en 1980, a souffert du manque de soutien de Jean Paul II dont il s'est senti abandonné, a indiqué dans une interview à l'AFP un théologien italien, Giovanni Franzoni.
Le père Franzoni, ancien abbé de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, fait partie d'un groupe de théologiens entendus lors du procès en béatification de Jean Paul II, qui avait exposé des arguments contraires à celle-ci.
"Je vivais alors à Managua au Nicaragua (...). Une religieuse me confia qu'elle avait rencontré à Madrid Oscar Romero qui revenait en 1979 d'une visite au Vatican. Il semblait détruit, affligé après l'audience que lui avait accordé le pape", a-t-il dit.
L'archevêque de San Salvador avait confié qu'il ne s'était jamais senti aussi seul qu'après cette rencontre. Il avait toujours été un modéré, mais il était indigné par le fait que les paysans autorisés à prendre possession de terres par la réforme agraire doivent affronter des gens en armes. Il avait mis à leur disposition la radio du diocèse où furent dénoncées des atrocités et violations des droits de l'homme, le meurtre de syndicalistes. Il apporta toute cette documentation au Vatican.
Le pape se montra froid, il prit la documentation et la mit de côté en faisant ce commentaire: "j'ai dit mille fois que l'on ne m'apporte pas autant de documents que je ne pourrai lire". Il a exhorté Mgr Romero: "essayez de vous mettre d'accord avec le gouvernement". Cela le laissa consterné, il se sentit détruit, a rapporté le prêtre italien.
Les escadrons de la mort ne pouvaient tuer un évêque qui avait l'affection du pape. Ils pouvaient par contre le tuer s'il était isolé, abandonné, a affirmé le père Franzoni.
Mercredi, des théologiens contestataires avaient déploré que le procès de béatification de l'archevêque de San Salvador, ouvert en 1996, soit, selon eux, bloqué par le Vatican. Ils ont lancé un appel signé notamment par l'évêque français Jacques Gaillot et le théologien suisse Hans Küng.
Mgr Romero, très populaire en Amérique Latine et surnommé la voix des sans voix pour son dévouement envers les plus démunis, avait été tué le 24 mars 1980 par un commando d'extrême droite, au début de la guerre civile au Salvador.
Mgr Romero était un évêque modéré, pas particulièrement proche de la théologie de la Libération mais son assassinat en a fait une icône dans les milieux progressistes et le Vatican craint une instrumentalisation et une récupération par ces milieux.
Jean Paul II s'était rendu sur sa tombe en 1996 et lui avait rendu hommage.
L'ancien pape avait toujours désapprouvé la théologie de la Libération, une dérive dangereuse, selon lui, du christianisme vers la lutte des classes prônée par le marxisme qu'il avait détesté en Pologne.
Le cas de Mgr Romero est une des critiques récurrentes à l'encontre de la béatification de Karol Wojtyla, de la part des milieux progressistes qui reconnaissent toutefois le rôle du pape polonais pour la paix, les droits sociaux et la justice sociale dans le monde.
ALAININDEPENDANT
Sur France Inter :
Les milieux conservateurs avaient longtemps bloqué toute reconnaissance officielle de l'Église envers l'archevêque des pauvres, qualifié de marxiste. Romero a été injustement "diffamé" et "traîné dans la boue"par certains évêques et prêtres latino-américains, avait regretté le Pape François.
https://www.franceinter.fr/monde/journee-de-canonisations-ce-dimanche-a-rome
Quand avoir des convictions marxistes et être anti-capitaliste cessera d'être une honte pour la hiérarchie catholique ?
Je les revois encore
sur l'étrange lucarne
qui chaque soir nous résume le monde
en quelques secondes.
Tout fiers dans leur uniforme neuf
avec l'arrogance qui revient de loin.
Sortis la veille de prison
les généraux de l'Ordre
dans la cathédrale bondée
se sont mis au premier rang
balayant de leur arrogance
les paroissiens ordinaires,
considérés hier encore
comme de la simple racaille.
Dans la cathédrale bondée
on ne voit qu'eux,
tant ils écrasent par leur regard
la foule des simples fidèles
petit peuple des pauvres gens
qui semble exilé en sa propre Eglise.
Face à eux
devant l'autel tout illuminé
l'Evèque tout doré
le visage rubicond
de celui qui mange chaque jour
À sa grande faim
semble ravi
de leur offrir le corps du Christ
comme si c'était eux
qui en s'affirmant catholiques pratiquants
faisaient honneur à l'Eglise.
Je me souviens :
les femmes de mai
pleurant leur mari
les enfants arrachés à leur familles,
les militants froidement assassinés
par quelque escadron de la mort,
sous les ordres secrets
de ces arrogants militaires,
graciés après une peine ridicule
au nom de la réconciliation nationale.
Aujourd'hui encore, en me rappelant
le visage revanchard
de ces charognes
à face d'homme,
j'ai envie de vomir
cette église
qui bénit d'une même main
les bourreaux et leurs victimes.
Aujourd'ui bien du temps a passé
les généraux criminels
coulent des jours heureux
devenus industriels ou gros fonctionnaires.
Leurs victimes continuent à pourrir
dans les cimetières
et leurs proches les pleurent
aujourd'hui comme hier.
Non à cette tiédeur calculatrice
qui veut ménager la chèvre et le chou
Non à ce compromis douteux
tout marqué de l'honteux
non à ce pardon
qui pour sauver le bourreau
fait taire la victime.
Si la vengeance
face à cette triste engeance
ne résout rien
le jour où ces foutres de généraux
à la conduite de salaud
reconnaîtront leur crime
et paieront leur décime
au profit de leurs victimes
ce jour-là le pardon peut-être viendra.
Quand redevenus de simples humains
ils auront ainsi rejoints de plein gré
la communion des saints
Jésus le premier
de tous les meurtris d'hier
victime de tous les assassins d'avant hier
leur tendra la main
pour leur partagera enfin
son Pain
En souvenir de l'héroïsme de Mgr Romero
Et de la lâcheté de l'opus dei et de tous ses inquisiteurs !
Yvan Balchoy
1994--24/8/95

