11-07-22-UN DEAL TRES INQUIETANT ENTRE LE JEUNE MINISTRE MACRON EN 2015 ET LA PRESIDENCE DU GROUPE AMERICAIN UBER
Une enquête révèle un “deal” entre Emmanuel Macron et Uber à Bercy
Le président de la République, à l’époque ministre de l’Économie, aurait noué des relations privilégiées avec le géant du VTC à qui il aurait rendu service.
Emmanuel Macron aurait passé un “deal” avec Uber alors qu’il était ministre de l’Économie de François Hollande. Photo ©️ Thomas Hubert/SIPA
C’est une révélation qui risque de faire du bruit. Dimanche 10 juillet, le Monde a mis en lumière les résultats d’une enquête sur les liens privilégiés qu’aurait entretenus Emmanuel Macron avec Uber entre 2014 et 2016. Alors que l’actuel président de la République était à cette époque ministre de l’Économie de François Hollande, il aurait joué un rôle majeur dans le conflit qui opposait alors les taxis français et les VTC de l’entreprise américaine. La profession de taxi, très règlementée, a été secouée par l’arrivée des VTC souhaitant déréguler le marché. Les dirigeants d’Uber y seraient parvenus grâce à « un deal » avec Emmanuel Macron, avec qui ils auraient lié une relation de proximité et entretenu des contacts fréquents : 17 réunions et de nombreux appels et SMS en 1 an et demi.
La popularité d’Emmanuel Macron en chute libre, celle du RN en hausse
Service donné, service rendu
C’est après un rendez-vous à Bercy avec Emmanuel Macron en 2014 qu’Uber aurait commencé à être soutenu par le ministre fraîchement nommé, selon des documents internes à l’entreprise américaine qui auraient fuité. L’actuel chef de l’État aurait conseillé à ses interlocuteurs de rédiger des amendements pour que leurs propositions entrent dans le débat public afin de faciliter leur admission par décret. « Beaucoup de boulot à venir, mais on va bientôt danser », aurait écrit Mark MacGann, l’un des dirigeants d’Uber dans un compte-rendu de meeting. Dans le « deal » entre le ministre et la société, cette dernière devait désactiver son service UberPop, qui devait permettre à tout un chacun de se transformer en chauffeur. Ce qu’elle a fait, en échange d’une nette simplification des conditions nécessaires pour obtenir une licence de VTC, a révélé le Monde. Dans cette affaire, Emmanuel Macron n’a jamais caché sa position sur les services Uber : « Des gens souvent victimes de l’exclusion choisissent l’entrepreneuriat individuel (…) C’est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur », avait-il assumé dans une interview en janvier 2016.
https://www.rtbf.be/article/revelation-de-liens-privilegies-entre-macron-et-uber-indignation-a-gauche-11028838
Monde Europe
Révélation de liens privilégiés entre Macron et Uber, indignation à gauche
Emmanuel Macron lors de sa nomination au ministère de l'Economie, à Paris, le 27 août 2014
Pacte "secret" contre "toutes nos règles", "pillage du pays": des élus de la gauche française ont vivement dénoncé dimanche les liens qui ont uni le président Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, et la société Uber, après des révélations de pres
Dans le cadre des "Uber Files", une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber adressés par une source anonyme au quotidien britannique The Guardian et transmis au Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et à 42 médias partenaires, Le Monde s'est intéressé aux liens entre la société américaine et Emmanuel Macron à l'époque où il était ministre de l'Economie (2014-2016).
S'appuyant sur différents témoignages et documents, dont de nombreux échanges de SMS, Le Monde conclut à l'existence d'un "deal" secret entre Uber et Emmanuel Macron à Bercy. Le quotidien fait état de réunions dans le bureau du ministre, de nombreux échanges (rendrez-vous, appels ou SMS) entre les équipes d'Uber France et Emmanuel Macron ou ses conseillers, citant notamment des comptes-rendus de réunions rédigés par le lobbyiste Mark MacGann.
Des aides envers Uber
Sont pointées du doigt certaines pratiques destinées à aider Uber à consolider ses positions en France, comme le fait de suggérer à l'entreprise de présenter des amendements "clés en main" à des députés.
Sollicitée par l'AFP, la société Uber France a confirmé la tenue de réunions avec Emmanuel Macron: des rencontres qui "relevaient de ses responsabilités en tant que ministre de l'Économie et du Numérique supervisant le secteur des VTC".
Uber France revient par ailleurs sur la suspension d'Uber Pop, un service en fonction entre février 2014 et juillet 2015 qui permettait aux utilisateurs d'être mis en relation avec des véhicules dont les conducteurs étaient de simples particuliers, non titulaires d'une licence de taxi ou de VTC. Cette suspension "n'a aucunement été suivie d'une réglementation plus favorable", comme suggéré dans l'idée d'un "deal", souligne Uber France.
"Tapis rouge"
L'Elysée a indiqué à l'AFP que M. Macron, comme ministre de l'Economie, était "naturellement amené à échanger avec de nombreuses entreprises engagées dans la mutation profonde des services advenue au cours des années évoquées, qu’il convenait de faciliter en dénouant certains verrous administratifs ou réglementaires".
Mais la patronne des députés La France insoumise (LFI, gauche radicale), Mathilde Panot a dénoncé sur Twitter un "pillage du pays", Emmanuel Macron ayant été selon elle à la fois "conseiller et ministre de François Hollande et lobbyiste pour multinationale états-unienne visant à déréguler durablement le droit du travail".
Détectives privés, achat de manifestants, infiltration de l'administration : les pratiques douteuses d'Uber à Bruxelles
Le numéro un du Parti communiste (PCF) Fabien Roussel a relayé des "révélations accablantes sur le rôle actif joué par Emmanuel Macron, alors ministre, pour faciliter le développement d'Uber en France", "contre toutes nos règles, tous nos acquis sociaux et contre les droits des travailleurs".
"Uber mériterait bien une petite commission d’enquête" parlementaire, d'après le député communiste Pierre Dharréville.
A l'autre bord, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN, extrême droite), a aussi jugé que "le parcours d'Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge: servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant les intérêts nationaux".
Macron, "interlocuteur privilégié" d'Uber
Interrogé par l'AFP, l'ancien député du Parti socialiste (PS) Thomas Thévenoud, qui a donné son nom à la loi d'octobre 2014 délimitant plus précisément les droits et devoirs respectifs des taxis et des voitures de transport avec chauffeur (VTC), estime qu'Emmanuel Macron "est resté un interlocuteur privilégié" d'Uber.
Il l'avait rencontré sur le sujet dès le printemps 2014 lorsqu'il était secrétaire général adjoint de l'Elysée. "Il a toujours cherché à dérouler le tapis rouge à Uber", estime-t-il.
L'ex-député et éphémère secrétaire d'Etat s'interroge aussi sur le rôle d'Elisabeth Borne, qui "connaît parfaitement ces sujets". La cheffe du gouvernement a été ministre des Transports au moment de la loi d'orientation des mobilités puis ministre du Travail quand a été favorisé le dialogue social dans le secteur des VTC - "sans accorder le statut de salarié aux chauffeurs Uber", pointe M. Thévenoud.
https://information.tv5monde.com/info/revelation-de-liens-privilegies-entre-macron-et-uber-indignation-gauche-463992
https://www.radiofrance.fr/franceinter/uber-files-quand-emmanuel-macron-jouait-les-lobbyistes-pour-uber-3366428
Celui qui "joueit" si allègrement avec les profits d'une firme privée à l'esprti aux antipodes de la culture française n'y témoigne-t-il pas déjà dess zones d'ombre que révèle sa présidence d ela France ?
Je me pose la question de ce qu'a gagné peut-être Monsieur Macron pour avoir obtenu un si grand merci de la part du PDG de la firme Hubert. Chez les capitalistes les merci sont parfois arrosés. Cela vaudrait la peine de creuser cette question ? ??? Je suis étonné par le terme "faire taire les taxis" et "bavarder" : un peu léger et douteux, je trouve.
Il est vrai que l'expression "Faire taire les taxis" a du gêner quelques économistes bourgeois tel Pascal Perri qui a parlé avec une hésitation d'une périphrase du type comme "calmer les taxis", car l'expression du Président lui a paru peut-être trop cavalière pour être transmise sur les ondes.
Monsieur Perri sur LCI est coutumier de ce type de contrevérité quand la Vérité le gêne.
J'avoue que Le premier Ministre de monsieur Hollande Bernard Cazeneuve comme son odieux prédécesseurs,Emmanuel Vals, sociaux démocrates et absolument pas socialistes me semblent nettement plus proches du LR et de l'UMP que de la voix de Jaurès. (YB)
Autres liens utiles :
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2022/07/macron/uber-revelations-accablantes.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
http://www.communcommune.com/macron-uber-deal-scandale-etat-lobbyiste-multinationale-usa-ministre-economie
http://www.frontsyndical-classe.org/2022/07/une-trahison-nationale-de-plus-de-macron.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
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